Citation

Le jour où je me suis aimé…

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
Le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
L’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle…
La Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est…
Le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.


Extrait du livre écrit par Kim McMillen (Colorado, USA) « When I Loved Myself Enough« , publié par sa fille, Alison McMillen en 2001.

En passant

Das Deutsch Spa

En 2011, quand j’étais encore cadre sup’ et que j’avais encore les moyens, je décide de passer un week-end à Hambourg pour rendre visite à une amie d’enfance expatriée. Au-delà du fait que j’ai passé d’excellents moments à découvrir cette ville étonnante et débordante d’énergie, j’ai également vécu une expérience interculturelle quelque peu… marquante !

Étant toutes les deux des very busy working girls, nous décidons de nous offrir une expérience des plus agréables : une demie-journée au spa. Hop hop hop ! Quelques clics sur les Internets et nous choisissons un spa luxueux à quelques coins de rue et nous réservons die massage zen-thaï-ayurvédico-hawaïen qui fait trop du bien au corps, à l’esprit, à la cervelle, aux doigts de pied, au nombril et à tout le dedans de soi-même.

Ni une ni deux, trop motivée et trop contente, je prépare mon sac : serviettes de bain, tongs, maillot de bain, déo, crème, shampoing, parfum, maquillage, peigne… apriori tout y est. Rien qu’à l’idée de renouer avec ces petits plaisirs je me sens déjà plus légère ! Je sifflote, souriante, et je me dis intérieurement : décidément, qu’est-ce que je suis chanceuse.

C’était sans compter sur le double effet Kiss Cool en mode coucou tout le monde, méga-surprise, quand une fois arrivée dans les vestiaires, je commence à observer avec circonspection que mes consœurs à chromosomes XX entrent, sortent, reviennent puis ressortent des vestiaires… en tenue d’Ève ! Mon cerveau commence alors à fumer sévère à base de théories loufoques. Y aurait-il un sas à l’extérieur des vestiaires où sont distribués des maillots de bain écolos en papier mâché recyclé pour sauver la planète ? Ou encore : doit-on passer à la douche désinfectante anti-nucléaire avant d’enfiler son maillot de bain ?

Face à mon regard de hareng mort, mon amie me lance un regard étonné et compatissant accompagné d’un sourire narquois : woouups : c’est ta première fois ? Là mon cerveau démarre à la vitesse de Lewis Hamilton sur un circuit de F1 m’imaginant déjà dans une chambre obscure attachée au plafond en train de me faire fouetter par un inconnu (oui je sais, j’ai une imagination légèrement extrémiste et débordante). Je déblatère, non sans difficulté, un vague : ma… première… fois… hein… euh… wait… what… ? Et là le verdict tombe sans appel : ici tout le monde est nu au spa.

Léger moment de panique…

Sehr schöööööööön… Je viens donc de payer 200 € pour passer mon précieux (et rare) jour de repos au club des naturistes germanophones enthousiastes. J’ai cru que je vivais mon pire cauchemar. Rapide comme un lynx, je me ressaisis : ok cocotte tu as le choix, opter pour la lâcheté et fuir en courant jusqu’au Danemark toute habillée, ou bien oser cette expérience nouvelle que la vie te propose si « généreusement » mais nue comme un ver*Petite musique d’ascenseur* Vous me connaissez suffisamment pour imaginer que je ne pouvais pas résister à l’appel de l’expérience, de la nouveauté, de l’aventure, le tout sur un lieu anthropologique où j’allais pouvoir observer des autochtones dans leur habitat au naturel. Littéralement.

Fallait juste se mettre à poil. Une paille. Non mais sans blague, c’est quand même insolite comme situation quand on n’est pas habituée et qu’on ne l’a pas cherchée ! Et là, je me suis demandée ce qui allait être le plus gênant : savoir que des inconnus allaient me voir aller de bassins en bassins sans-aucun-bout-de-tissu-sur-mon-corps (je ne sais pas pour vous, mais moi d’habitude, je réserve cet état d’être essentiel à mon partenaire ou à mon miroir), ou bien la peur de ne pas résister à scruter les autres (hommes et femmes confondus) à cause de ce satané mélange de curiosité et de voyeurisme qui se cache (parfois bien tapis, certes) en chacun de nous.

Je te vois hocher de la tête et faire la moue : tout le monde, sauf moi. Mais si, si, je t’assure. Tu sais, c’est cela même qui te fait ralentir en voiture quand tu passes à côté d’un accident de la route, alors que tu sais pertinemment qu’apercevoir un bras coupé ou une chaussure ensanglantée va te traumatiser à vie. J’en étais au même point : j’avais instinctivement envie d’aller voir, quitte à être traumatisée à vie par la vue trop nombreuse de tant de corps, de peaux acnéiques, de seins plus gros que les miens, de sexes poilus et autres fesses molles. En fait, j’avais surtout peur de rougir et donc d’être prise en flagrant délit de lubricité. Oops.

Prenant mon courage à 12 mains, j’abandonne mon maillot de bain au vestiaire – la larme à l’œil – et j’enfile mes tongs, dernier vestige d’un accessoire couvrant… ma voute plantaire, en l’occurrence. Wunderbar… Je sors les yeux baissés et en suivant les tongs de mon amie jusqu’à la salle de massage. Ouf, me voilà enfin enfermée et seule. Cette pause salvatrice et bénéfique me permet de rassembler tout mon courage et de tenter vainement de relativiser : après tout, tout le monde est nu, donc tout va bien, tout va bien, tout va bien… Méthode Coué quand tu nous tiens…

Une fois le massage terminé, l’heure fatidique était venue de traverser le spa dans toute sa longueur pour accéder aux bassins et aux saunas. Le couloir de 80 mètres de long en verre transparent passant au-dessus de la piscine ainsi que l’escalier central de 80 marches n’ont évidemment pas aidé à ma détente. Mais bon, j’ai fini par atterrir (traduire : marcher très vite et m’enfouir rapidement) dans un bain bouillonnant, mes tongs et ma serviette posées au loin… si loin… *soupir*

Parfaitement à l’aise une fois les parties intimes de mon corps bien au chaud mais surtout bien cachées par les bulles, mon observation commence. Je suis frappée par la non-gêne ambiante, dans le bon comme dans le mauvais sens. D’un coté, c’est super agréable de voir le corps démystifié et désacralisé. Je me dis que culturellement, on a toutes et tous un rapport au corps différent, et qu’en fonction de ce rapport, on doit vivre plus ou moins facilement certaines expériences de vie. D’un autre côté (et j’assiste aux même scènes dans les vestiaires du YMCA d’ailleurs…), c’est moyennement agréable de voir étalé devant soi l’entièreté majestueuse d’inconnus personnages. Si j’avais voulu tout savoir sur l’anatomie humaine, j’aurais fait médecine. J’ai encore (malheureusement) en tête l’image de ce monsieur assis sur le rebord du bain bouillonnant, très à l’aise les jambes écartées face à mes yeux écarquillés, cherchant désespérément une issue de secours ou un flingue.

Dans cet étalage naturel d’attributs corporels, j’aperçois en vrac : des tatouages petits et grands (mince, moi qui ai fait le mien de manière à ce qu’il ne se voit pas, même en maillot de bain… c’est loupé !), des piercings plus ou moins surprenants, des peaux vieilles ou jeunes, des muscles saillants ou invisibles, des grands et des petits, des minces et des gros, des cheveux blonds, bruns, roux, blancs. Au moins, c’est un beau rappel à la diversité humaine et à l’acceptation des différences. À ce point-là, je réalise qu’ici le rapport au corps a l’air inexistant ou non problématique, donc forcément : ça fait du bien. Mais là, les gens ne se regardent pas, ils ne font d’ailleurs même pas attention les uns aux autres. C’est presque froid en fait. Et soudain je réalise que je dois être la seule latine folle obsédée à avoir des pensée orientées et déformées et qui se demande intérieurement si cela modifie les rencontres dans les bars, la séduction, le rapport à l’autre, le rapport au sexe, le contenu des préliminaires, l’effeuillage… Oops, I did it again ! comme dirait ma pote It’s Britney Bitch.

Quoi qu’il en soit, bon an, mal an, j’ai survécu à cette journée, et j’ai moi aussi déambulé dans mon plus simple appareil, allant de la piscine aux chaises longues extérieures, en passant par les saunas. Et c’est vrai que la liberté ressentie à errer nue a été sans commune mesure, d’autant plus qu’il s’agit d’un espace privilégié et sécurisé pour pouvoir se sentir à l’aise et comme tout le monde. Mais j’ai quand même réalisé à ce moment-là à quel point je préfère l’érotisme d’un corps qui se montre à peine et se dévoile petit à petit, Vs. une version plus crue en mode : « coucou, t’as vu ma bit(t)e (schön) » ! Et oui : on ne se refait pas… Quoique… Tout cela me fait penser que j’ai une autre expérience toute aussi inédite et incongrue à vous raconter : la découverte du magique 281 à Montréal, ze cabaret érotique au masculin, pour les femmes, les vraies. Mais pour le moment, je garde ça au chaud pour plus tard…

Pour en revenir à l’Allemagne, autant vous dire que la soirée qui a suivi sur la Reeperbahn a été bien arrosée (bah quoi, il faut bien justifier de son alcoolisme) et que mon frühstück gargantuesque du lendemain matin était bien mérité. Trèfle de balivernes : au-delà de la méga surprise, c’était une aventure sommes toutes rafraichissante, définitivement revigorante, voire même à refaire, mais en suivant ce précieux conseil d’Orangina : « bon c’est bien les enfants, mais on la refait là, moins crispés » !

Et vous : déjà vécu une expérience de ce genre, à la fois surprenante et drôle ?!

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En passant

30 choses à arrêter de s’infliger

Traduction libre de « 30 things to stop doing to yourself »
par Marc & Angel Chernoff (11 décembre 2012)

Comme le disait Maria Robinson : « Personne ne peut revenir en arrière et prendre un nouveau départ, par contre n’importe qui peut commencer dès aujourd’hui et se fabriquer une nouvelle fin. » Rien ne pourrait être plus proche de la vérité. Mais avant de commencer ce processus de transformation, il est bon d’arrêter de faire certaines choses qui ont pu vous empêcher d’avancer. Voici quelques idées pour vous aider à démarrer :

  1. Arrêtez de passer du temps avec les mauvaises personnes. – La vie est trop courte pour passer du temps avec des gens qui vampirisent votre bonheur. Si quelqu’un vous veut dans sa vie, il saura vous faire de la place. Vous ne devriez pas avoir à vous battre pour cela. N’insistez jamais auprès d’une personne qui vous dévalorise en permanence. Et rappelez-vous que vos vrais amis ne sont pas ceux qui se tiennent à vos côtés quand vous êtes au mieux, mais bien ceux qui vous soutiennent quand vous êtes au plus mal.
  2. Arrêtez de fuir vos problèmes. – Affrontez-les… Non : ce ne sera pas facile. Personne n’est capable de gérer sans faille tous les coups qui lui sont portés. Nous ne sommes pas censés être en mesure de résoudre instantanément tous les problèmes. Nous ne sommes pas faits de cette façon. En réalité, nous sommes faits pour être contrarié, triste, blessé, trébucher et tomber. Parce que c’est là qu’est le but de la vie – faire face aux problèmes, apprendre, s’adapter et les résoudre au fil du temps. En fin de compte, c’est ce qui nous façonne en la personne que nous devenons.
  3. Arrêtez de vous mentir à vous-même. – Vous pouvez mentir au reste de la planète, mais pas à vous-même. Nos vies ne s’améliorent que quand nous prenons des risques, or le premier et le plus grand risque que nous pouvons prendre est d’être honnête envers nous-même. Lisez « Le chemin le moins fréquenté » de Morgan Scott Peck.
  4. Arrêtez de mettre vos propres besoins en veilleuse. – « Le plus douloureux qui soit est de se perdre soi-même en aimant quelqu’un si fort qu’on en oublie qu’on est tout aussi spécial » (Men Without Women, Ernest Hemingway). Aidez les autres, oui, mais prenez soin de vous également. S’il existait un moment parfait pour poursuivre une passion et faire quelque chose qui compte vraiment, alors ce moment est venu, c’est maintenant.
  5. Arrêtez d’essayer d’être quelqu’un que vous n’êtes pas. – Un des plus grands défis dans la vie est d’être vous-même dans un monde qui essaie de vous rendre comme tout le monde. Il y aura toujours quelqu’un de plus joli, quelqu’un de plus plus intelligent ou quelqu’un de plus jeune, mais ils ne seront jamais vous. Ne changez pas pour que les gens vous aiment. Soyez vous-même et les bonnes personnes aimeront votre vrai vous.
  6. Arrêtez d’essayer de vous accrocher au passé. – Vous ne pouvez pas commencer le prochain chapitre de votre vie si vous continuez à lire et relire le dernier.
  7. Arrêtez d’avoir peur de faire une erreur. – Faire quelque chose et se tromper est au moins dix fois plus productif que de ne rien faire. Chaque succès est issu d’un chemin bordé d’échecs, et chaque échec mène vers le succès. On finit par regretter les choses que l’on n’a pas faites beaucoup plus que les choses que l’on a faites.
  8. Arrêtez de vous réprimander pour les erreurs du passé. – On peut aimer la mauvaise personne ou pleurer mal à propos, mais peu importe à quel point les choses tournent mal, une chose est certaine : les erreurs nous aident à trouver la personne et les choses qui sont faites pour nous. On fait des erreurs, on lutte, parfois même on regrette des choses de notre passé. Mais vous n’êtes pas vos erreurs, vous n’êtes pas vos luttes, et vous êtes ICI ET MAINTENANT avec le pouvoir de façonner votre journée et votre avenir. Toutes les choses sans exception qui vous arrivent dans votre vie vous préparent pour un moment qui est encore à venir.
  9. Arrêtez d’essayer d’acheter le bonheur. – Beaucoup des biens que nous désirons sont chers. Mais en vérité, les choses qui nous offrent une réelle satisfaction sont totalement gratuites – l’amour, le rire, approfondir nos passions.
  10. Arrêtez de compter sur les autres pour être heureux. – Si vous n’êtes pas heureux avec qui vous êtes à l’intérieur, vous ne serez pas heureux non plus dans une relation à long terme avec qui que se soit d’autre. Vous devez créer de la stabilité dans votre propre vie avant de pouvoir la partager avec quelqu’un d’autre. Lisez « Et si le bonheur vous tombait dessus » de Daniel Todd Gilbert.
  11. Arrêtez d’être à l’arrêt. – Ne pensez pas trop ou vous risquez de créer un problème qui n’était même pas là à la base. Évaluez les situations et passez à l’action de manière décisive. Vous ne pouvez pas changer ce que vous refusez d’affronter. Faire des progrès comporte des risques. Point à la ligne ! C’est comme au baseball : vous ne pouvez pas vous rendre à la seconde base si vous avez encore le pied sur la première.
  12. Arrêtez de penser que vous n’êtes pas prêt. – Personne ne se sent jamais prêt à 100% quand l’occasion se présente. Dans la vie, la plupart des grandes opportunités nous poussent à aller au-delà de notre zone de confort, c’est pour cela que nous ne pouvons pas nous sentir totalement à l’aise au début.
  13. Arrêtez de vous engager dans des relations pour les mauvaises raisons. – Les relations doivent être choisies judicieusement. « Il vaut mieux être seul que mal accompagné« . Il n’y a pas besoin de se précipiter. Si quelque chose doit se produire, cela arrivera – au bon moment, avec la bonne personne, et pour la meilleure des raisons. Tombez amoureux quand vous êtes prêt, et non pas quand vous êtes seul.
  14. Arrêtez de rejeter de nouvelles relations simplement parce que les anciennes n’ont pas fonctionné. – Vous vous rendrez compte que dans la vie il y a une raison derrière chacune de vos rencontres. Certaines personnes vont vous tester, certaines vont vous utiliser et d’autres encore vous enseignerons. Mais surtout, certaines vont vous permettre de donner le meilleur de vous-même.
  15. Arrêtez d’essayer de rivaliser avec tout le monde. – Ne vous inquiétez pas de ce que les autres font mieux que vous. Concentrez-vous sur le fait de battre vos propres records chaque jour. Le succès est une bataille entre VOUS et VOUS-MÊME uniquement.
  16. Arrêtez d’être jaloux des autres. – La jalousie est l’art de compter les bénédictions d’un autre au lieu de compter les siennes. Demandez-vous plutôt ce que vous avez que tout le monde veut.
  17. Arrêtez de vous plaindre et de vous apitoyer sur vous. – Les surprises de la vie sont envoyées pour une raison – pour déplacer votre chemin vers une direction qui est faite pour vous. Vous ne voyez ou ne comprenez peut-être pas tout sur le moment, et cela peut être difficile.Mais si vous réfléchissez aux évènements inattendus que vous avez vécus par le passé, vous verrez souvent qu’au final ils vont ont amenés vers un meilleur endroit, une meilleur personne, un meilleur état d’esprit ou une meilleur situation. Alors souriez ! Montrez à tout le monde que vous êtes beaucoup plus fort aujourd’hui que vous n’étiez hier et vous le serez.
  18. Arrêtez d’en vouloir aux autres, oubliez la rancune. – Ne vivez pas votre vie avec de la haine dans votre cœur. Vous finirez par vous blesser vous-même plus que les gens que vous détestez. Le pardon ce n’est pas dire : « ce que tu m’as fait n’est pas grave« , c’est dire : « je ne vais pas laisser ce que tu m’as fait gâcher mon bonheur pour toujours« . Le pardon est la réponse… Lâchez prise, trouvez la paix, libérez-vous ! Et rappelez-vous que le pardon n’est pas uniquement orienté vers les autres, il vous est également destiné. S’il le faut, pardonnez-vous, allez de l’avant et essayez de faire mieux la prochaine fois.
  19. Arrêtez de laisser les autres vous abaisser à leur niveau. – Refusez de réduire vos exigences et vos normes de conduite pour vous adapter à ceux qui refusent d’élever les leurs.
  20. Arrêtez de perdre du temps à vous justifier auprès des autres. – Vos amis n’en ont pas besoin et vos ennemis ne vous croiront pas de toute façon. Faites ce qui est juste en fonction de ce que sait et de ce que vous dicte votre cœur.
  21. Arrêtez répéter les mêmes choses sans jamais prendre de pause. – Le moment parfait pour prendre une profonde respiration, c’est justement quand vous n’avez pas le temps de le faire. Si vous continuez à faire ce que vous faites, vous continuerez d’obtenir ce que vous obtenez. Parfois on a besoin de prendre du recul pour voir les choses clairement.
  22. Arrêtez avec négliger la beauté des petits instants. – Profitez des petites choses du quotidien, parce qu’un jour vous pourriez regarder en arrière et découvrir qu’en réalité c’était les grandes. La meilleure partie de votre vie sera faite des petits instants presque invisible que vous passez à sourire en compagnie d’une personne qui compte pour vous.
  23. Arrêtez d’essayer de faire les choses parfaitement. – Le monde réel ne récompense pas les perfectionnistes, il récompense les gens qui passent à l’action et font avancer les choses. Lisez « S’organiser pour réussir : Getting Things Done » de David Allen.
  24. Arrêtez de suivre le chemin le plus confortable. – La vie n’est pas facile, surtout lorsque vous cherchez à réaliser quelque chose qui en vaut la peine. Ne choisissez pas la solution de facilité. Faites quelque chose d’extraordinaire.
  25. Arrêtez de faire comme si tout allait bien si ce n’est pas le cas. – C’est normal de craquer de temps à autre. Vous n’êtes pas obligés de prétendre tout le temps être fort, et il n’est pas nécessaire de prouver sans cesse que tout va bien. Vous ne devriez pas non plus être préoccupés par ce que les autres pensent – pleurez si vous en avez besoin – il est sain de verser une larme. Et plus vite vous le faites, plus vite vous serez en mesure de retrouver le sourire.
  26. Arrêtez de blâmer les autres pour vos problèmes. – La mesure avec laquelle vous pouvez réaliser vos rêves dépend à quel point vous acceptez la responsabilité de votre vie. Lorsque vous blâmer les autres pour ce que vous êtes en train de vivre, vous niez votre propre responsabilité – vous donnez aux autres le pouvoir sur cette partie de votre vie.
  27. Arrêtez d’essayer d’être tout pour tout le monde. – C’est tout simplement impossible, et vous vous y épuiserez rien qu’à essayer. Mais faire sourire une personne PEUT changer le monde. Peut-être pas le monde entier, mais leur monde à eux si. Donc réduisez votre cible.
  28. Arrêtez de vous inquiéter autant. – L’inquiétude ne fera pas disparaître les fardeaux de demain, mais elle vous privera de la joie d’aujourd’hui. Un moyen de vérifier que quelque chose mérite de ruminer ou pas est de vous poser la question : « Est-ce que cela aura de l’importance dans 1 an ? Dans 3 ans ? Dans 5 ans ? ». Si la réponse est non, alors c’est que ce n’est pas la peine de s’inquiéter.
  29. Arrêtez de vous concentrer sur ce que vous ne voulez pas qui arrive. – Concentrez-vous plutôt sur ce que vous voulez qui arrive. La pensée positive est au premier plan de tous les grands succès. Si vous vous réveillez tous les matins avec l’idée que quelque chose de merveilleux va arriver dans votre vie aujourd’hui, et que vous y prêtez attention, vous réaliserez que vous avez souvent raison.
  30. Arrêtez l’ingratitude. – Qu’elle soit bonne ou mauvaise, réveillez-vous chaque jour en étant reconnaissant pour votre vie. Quelqu’un, ailleurs, est en train de se battre désespérement pour la sienne. Au lieu de penser à ce qui vous manque, essayez de penser à ce que vous avez déjà et que très peu d’autres personnes ont.

C’est en arrêtant de poursuivre ce qui ne nous convient pas que nous donnons une chance à ce qui est juste et positif de nous rattraper.

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Chauds-Doudous & Froids-Piquants

Dans un pays lointain, les gens vivaient heureux. Ils portaient, accroché à leur ceinture, un sac de petites boules duveteuses appelées chaudoudoux, parce qu’elles faisaient chaud et doux.

Chaque fois qu’une personne avait envie d’un chaudoudoux, elle le demandait. Et l’autre plongeait la main dans son sac et le lui offrait. Les chaudoudoux sont inépuisables parce qu’elles sont les marques d’attention que nous échangeons et qui nous remplissent de bien-être.

Tout cela ne faisait pas l’affaire de la vilaine sorcière qui ne vendait ni ses philtres ni ses pilules ! Elle décida de créer la pénurie en soufflant à l’oreille d’un villageois l’idée que les chaudoudoux pouvaient venir à manquer. « Si ta femme donne ses chaudoudoux à n’importe qui, il n’y en aura plus pour toi. » Jalousie, doute, suspicion apparaissent.

Le mari commençait à surveiller sa femme, qui contrôlait à son tour ses enfants… Très vite, tout le village s’est trouvé atteint. Les gens hésitèrent à s’échanger des chaudoudoux. En manque, ils sont devenus de plus en plus tristes et hargneux, ils tombaient malades, se flétrissaient et mouraient. La sorcière vendait ses philtres à tour de bras, mais rien n’y faisait. Comme elle ne désirait tout de même pas perdre toute sa clientèle au profit du cimetière, elle a inventé un nouveau procédé.

Elle offrit aux villageois des sacs de froid-piquants. Ce sont de petites boules qui ressemblent vaguement aux chaudoudoux, mais, quand on les reçoit, on se sent froid et on a mal. Les gens commençaient à s’échanger les froid-piquants… Ils ne mouraient plus, mais consommaient abondamment les pilules et les philtres de la sorcière.

Un jour une femme qui s’appelle Jolie Doudou survient. Jolie Doudou est une femme chaleureuse et belle qui sait parler aux enfants et qui n’a jamais entendu parler de la pénurie de chaudoudoux.

Elle en donne librement à tous sous les yeux des villageois stupéfaits. Elle sourit beaucoup, on se sent bien avec elle, elle fait des câlins aux enfants. Ceux-ci l’adorent. Et sans plus tenir compte des multiples avertissements de leurs parents, ils se sentent l’envie et le plaisir de partager leurs chaudoudoux, sans plus guère y penser. Même chez certains anciens dans le pays, il y en a qui retrouvent des envies de recommencer à s’échanger des chaudoudoux gratuitement, facilement, pour le plaisir, comme autrefois, dans le passé. Voyant cela, les adultes, tout de même méfiants, et qui se sont fait une raison des froids piquants, se mettent alors à produire des règles et des lois pour réglementer les échanges de chaudoudoux…

C’est le présent. Le présent, ça ne veut pas dire simplement qu’un moment dans le temps. C’est aussi un cadeau. Je ne sais pas quel sera l’avenir, mais j’ai un nombre inépuisable des chaudoudoux à échanger et je suis sûr que vous aussi.

[Traduction et adaptation de François Paul-Cavallier. Version originale de Claude Steiner « Le conte chaud et doux des chaudoudoux » accessible en cliquant ici]

Montréal Carnavalesque

Bal en Blanc. Palais des Congrès. La soirée de l’année à Montréal.

15.000 personnes se sont préparées pendant un an pour ce party. Aller au gymnase, avoir un corps parfait, faire attention à ses cheveux, coupes et teintures fraiches, incroyables et pimpantes, quelques séances de bronzage, tenter le tout pour le tout pour répondre aux critères universaux de beauté : corps, tête et peau en accord parfait pour ce monde à la fois unique, spécial et magique. Chacun y va de son idée de la beauté et de la perfection, chacun décide s’il veut montrer beaucoup ou peu de sa peau, de son corps, de son être.

Carnaval des temps moderne: pendant cette soirée chacun peut être qui il veut. Je suis toi et tu es moi, nous sommes ensemble, en un même lieu, en un même moment, en un même son. Unisson fantastique de mouvements frénétiques et rythmiques… érotisme contrôlé, sensualité partagée, douce pornographie des corps qui se mélangent, des yeux qui se regardent et s’observent derrière les verres fumés des lunettes de soleil. Je regarde, tu regardes, on regarde, on se regarde, on est vus, mais pas reconnus.

Hier nous étions encore chez nous, en pyjama, en train de relaxer après une semaine de travail, en train de reprendre des forces pour cet unique dimanche de l’année, pour être prêt pour ces 12h de danse, où tous les êtres s’oublient et se laissent emporter par des rythmes sauvages, inconnus et incompréhensibles pour certains, doux, magiques et érotiques pour d’autres.

Qui es-tu ? Un avocat, un technicien Vidéotron, un danseur au 281, un postier, un ouvrier d’usine, un homme d’affaire. Qui suis-je ? Une esthéticienne, une personal trainer, une directrice générale des communications, une conductrice de bus, une professeure à Concordia, une informaticienne, une monteuse à la chaîne, une étudiante. Qui déciderons-nous d’être ce soir ? Un ange passe… en G-string, vêtu de ses deux seules ailes blanches et de ses bottes montantes assorties. Un Adonis en jean, torse nu, collier blanc et lunettes de plage. Une déesse du sexe, vêtue comme Lilou Dallas Multipass dans le 5ème élément. Une drag-queen d’un soir, chaussures compensées, 15 cm de talons, frou-frou et lunettes disco. Une fée distributrice de substances illicites…

Tout le monde est beau, c’est la soirée de l’année à Montréal, et tout le monde est beau, même moi ai ce droit ce soir là : tout le monde est beau, y compris moi. Ici tout le monde a la possibilité d’être beau à sa manière, ici tout le monde sourit, chacun a ses raisons et motivations pour être présent, mais tout le monde est réunit pour un même évènement, une communauté des sens, une communauté de beauté et de passion, une communauté hétérogène, mélange d’êtres humains qui sinon jamais ne seraient réunis ensemble en un même lieu et à une même heure.

Demain matin nous reviendrons chez nous, fantômes d’une nuit de beauté et d’érotisme, lunettes de soleil dans le métro, ouvrir la porte, entrer chez soi, ôter ses vêtements et accessoires magiques, ceux qui nous ont fait être quelqu’un d’autre le temps d’une nuit d’échappatoire et de rêve, aller dans son lit, ou bien remettre sa tenue quotidienne de travail, et repartir pour une autre semaine de travail, les pensées ailleurs, les oreilles encore bourdonnantes de ces décibels féériques, un sourire indécrochable malgré la fatigue. Vivement l’année prochaine que ça recommence.

Crescent Street. Jeudi soir. La journée des 5 à 7.

Concept unique et inconnu de moi avant de mettre un pied sur cette terre magique, le « Nouveau Monde  » qu’ils appelaient ça. Un nouveau monde… kind of. Dans une société où le travail est valorisé et où la majorité des gens travaillent beaucoup et sans compter les heures, la vie pourrait être triste et ennuyeuse. Mais si dans cette même société la fête, les réunions, la boisson et le temps de relaxation et d’oubli du travail sont aussi valorisés, alors la vie est loin d’être monotone et fatigante. Le jeudi, avant-dernière journée de travail, en sortant du bureau, il est temps d’aller prendre un verre ensemble, avec ses collègues, sorte de mini carnaval hebdomadaire où les rôles sociaux et professionnels habituels sont mis de côtés. Il y a deux heures tu te faisais appeler dans le bureau de ta chef directe pour te faire passer un savon pour avoir fait perdre 25.000$ à un client à cause d’un mauvais investissement. Maintenant tu trinques avec elle et vous faites des concours de bras de fer. Peu importe qui gagne ce soir, en ce même lieu, à cette même heure, demain est un autre jour où les rôles redeviendront ce qu’ils étaient.

Temps bâtard entre le loisir et le travail, temps personnel mais professionnel à la fois. Se réunir après avoir déjà passé 9 heures ensemble: « ça faisait tellement longtemps qu’on ne s’était pas vus »! Prendre des shooters ensemble, sentir l’alcool couler doucement dans nos veines, s’incruster dans notre sang et dans nos sens. Parler de tout, parler de rien. De soi? Pas trop. Des autres? Beaucoup. Du travail? Mmmmh, pas trop non plus. « -Tes enfants vont bien? -Oui merci, le plus grand entre au CEGEP dans un mois, il veut être informaticien. -Ah tiens! Mon aînée aussi, on devrait les matcher. -Et toi ma grande, ton chum te fait toujours des misères? -Aaaaah… je suis désolé, ça fait longtemps? -Ah donc tu es un cœur à prendre, on va bien réussir à te trouver quelqu’un au bureau, hehehe! -Bon, bah… ma femme va me remonter les bretelles si je ne rentre pas avant le souper, faque… j’m’en va chez nous, allez ma gang: bonne soirée hein! See you guys.

Momentos. N’importe quel vendredi soir. N’importe quelle période de l’année.

A l’intérieur, c’est les tropiques, au moins 45°C, des centaines de personnes collées les unes aux autres, transpirantes et dansantes aux rythmes effrénés d’Amérique du Sud. Merengue, Reggaeton, Bachata, Salsa, Cumbia, Vallenato, Tambores, Rock en Español… Délices du Sud et délices d’une saveur différente et caliente. Ici se réunit la jeunesse immigrante, avec comme objectif de se sentir au milieu de ses semblables tout en remémorant et en revivant son ancienne vie, là-bas, avant de partir ailleurs, loin, ici. Mélange perturbateur, mélange des cultures, le DJ tour à tour appelle chaque nationalité à se manifester… « -¿Donde están los colombianos? -¿los venezolanos? -¿los mexicanos? -¿los peruanos? -¿los cubanos? -¿los ticos? -¿y los chilenos? »… et voilà! ça y est! Le tour de l’Amérique du Sud est fait… Mmmmh… choix intéressant… et si on est « latino », mais pas de ces pays-là ? Alors il faut croire qu’on doit se taire et se fondre dans la masse, ou bien se sentir vraiment encore plus minoritaire que la sensation quotidienne que l’on peut ressentir en étant un étranger vivant déjà sur une terre « ajena »…

Etrangeté de la nature humaine que de toujours catégoriser et stéréotyper au maximum, il semble plus facile de réduire et de classer en catégories simplificatrices de la réalité sociale et culturelle plutôt que de respecter ces différences, pourtant réelles. Pourquoi chacun n’aurait pas le droit à son appel de présence, comme à l’école le matin. Imaginez la maitresse : « les Nicolas ? », et eux de répondre à l’unisson « présents », « les Nathalie ? », « les Dupont ? », « les Gonzalez ? », « les Ben Cherki ? », etc etc etc… Hehehe… c’est pousser un peu loin le bouchon j’avoue… mais quand même, je me demande comment se sentaient les Guatémaltèques ou les Brésiliens à Momentos…

Ah ! Je sais… ils ne venaient tout simplement pas ! Absence dont je me demande toujours aujourd’hui quelle était la raison. Parce que pendant la Copa America ou les Coupes du Monde de Football, alors là oui chaque nationalité apparaissait à Momentos, pendant la retransmission des matchs, chacun porte alors fièrement les couleurs de son pays… les brésiliens apparaissent… mais pas les guatémaltèques, mmmmh… et oui, leur équipe n’accède jamais aux premiers tours… mmmmh…

Minorité dans la minorité d’un continent qu’on pense homogène et similaire culturellement, d’où la notion de « latino »… Ne serait-ce que le fait que le Brésil parle portugais et non pas espagnol est tout de même déjà un grand fossé entre eux et les autres… Puis quand on y regarde de plus près, chaque pays est un individu fort de caractère, avec des modismes idiomatiques différents, entrainant parfois des confusions voire des incompréhensions entre mexicains et péruviens par exemple. Revenons à Momentos, où il fait toujours aussi chaud, chacun y va de son show personnel avec sa partenaire, retour en arrière et danse à deux, collés, serrés, le rythme les emporte en couple, et ils se laissent aller, tout en essayant d’impressionner la galerie. Tout un monde, celui qui danse le mieux, celui dont la novia est la plus belle, a le plus beau corps, est la plus intelligente et la plus gentille, luttes de pouvoir sur le dancefloor, les conflits se règlent à la danse, un peu à la IAM, le Mia Marseillais, et leur « tout s’arrangeait à la danse »…