Citation

Le jour où je me suis aimé…

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
Le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
L’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle…
La Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est…
Le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.


Extrait du livre écrit par Kim McMillen (Colorado, USA) « When I Loved Myself Enough« , publié par sa fille, Alison McMillen en 2001.

La Dame à l’Âme

2 ans c’est à la fois court, long, presque intemporel… 24 mois qui se succèdent les uns aux autres, dans toute leurs différences et toute leurs ressemblances… De rêves en évolution, l’espoir on l’a tous, malgré ce pincement au cœur depuis ton départ… Ironie du sort, ce pays qui t’as enlevé à nous a depuis connu une révolution, un printemps arabe, une renaissance pleine de Liberté… J’aime à penser que tu avais laissé sur place la semence d’un espoir retrouvé, la graine merveilleuse d’un monde qui ose imaginer l’impossible et sait se dépasser, au-delà des limites imposées par des forces obscures cherchant à imposer une puissance acquise aux dépends des autres dans le déni du bien être de l’Autre…

J’aime à penser que depuis 2 ans tu te marres bien de nous voir, nous autres êtres humains, nous débattre avec notre propre destinée… Avec ton verre de coca et tes fraises tagada, habillée de ta plus belle robe en jean, celle-là même acheté à Dubaï ensemble, remember ?

2 ans… Que d’événements passés et que de choses à faire et à inventer encore pour une vie plus belle, plus souriante et plus heureuse… Des voyages, des soirées, des fous rires, des déménagements, des Dakar, des victoires, des rêves, des secrets, des échecs, des peurs, des rencontres, des amours, des anniversaires, des naissances, des rébellions, des joies, des livres, des changements de travail, des défis, des amitiés, des confidences, des retrouvailles, des pardons, des lectures, des départs, des divorces, des surprises, des remerciements, des films incroyables, des navets, des espoirs, des arrivées, des élections, des démissions, des crises, des chutes, des bébés, des mariages, des ruptures, des démissions, des retour à l’école, des photos, des miracles et des morts…

2 ans déjà et pourtant ta force vitale nous habite toujours, nous qui avons eu la chance de te croiser et que tu as su toucher de ton sourire franc, de ton regard curieux, de tes questions naïves et innocentes, de tes réflexions profondes et si juste… Sans faillir je sais que tu as aussi planté une graine fantastique de fleur de liberté et de champs de bonheur en chacun de nous, et je n’ai de cesse de regarder avec émerveillement les levers et les couchers de soleil et les ciels improbables que tu participes à nous envoyer pour nous rappeler à l’ordre : la Vie mérite d’être vécue sans complexe et sans gêne, sans honte et sans peur, mais bien avec sourire, avec espoir, avec rêves, avec bonheur…

Récoltées depuis 2 ans, voici les petits clin d’œil colorés que j’ai toujours capté en ton honneur, toi qui aura éternellement 32 ans…

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Perdre la Bulle

La boule au ventre… Ramper… S’allonger… Comme pour mieux ressentir cette douleur lancinante… Celle-là même qui nous fait vaciller et nous retourne les tripes, celle-là même qui ne s’en va jamais vraiment…

Contractions de cet accouchement d’un Amour mort-né… Trouver la force de donner les dernières poussées… Expulser cet être étrange qui erre en nous, ce spleen aliénant qu’il faut libérer puis enterrer définitivement hors de soi…

Violent uppercut… Blessure physique… Chocs électriques parcourant tout notre corps… Jeter l’éponge… Knockout… Le souffle coupé, les yeux rouges, gonflés, les larmes dévalent nos joues sans direction ni futur, à l’image de la relation perdue…

Danse sauvage des sentiments refoulés, rythme acerbe des battements de cœur qui rugissent sans tarir, mélodie aiguë de cette voix cassée, enrouée, incapable de prononcer le moindre son…

Puis, exténué par ces spasmes larmoyants, le corps affaiblit se relâche, et enfin, lâche prise… Les soubresauts diminuent jusqu’à arrêt sur image…

Ce moment suspendu où l’esprit divague et hésite sur la direction à prendre, la bouche pâteuse et sèche, anesthésie de l’écume bourdonnante de nos émotions, de nos sensations…

La surprise, la honte, la frayeur… Toutes les peurs s’éloignent doucement… Tels des démons fantomatiques qui reviendront hanter en temps voulu… Cette fois-ci ils ont été vaincus…

Combien de fois encore pourra-t-on se battre, vaincre et survivre ? Nos coeurs blessés ont vécu autant de batailles qu’un vampire immortel né au 15ème siècle… Intense fatigue, l’envie de vivre parait inaccessible, presque irréelle…

À coups de bleus, à coups de gris, à coups de sang, notre force naïve et innocente d’amour résistera-t-elle à une autre guerre, à une autre rencontre, à un autre espoir… ?

Entre choquée et entrechoquée… L’âme assourdit s’envole loin de ce corps qui vit la souffrance de la perte dans sa chair et dans son souffle… Souffle de vie, énergie créatrice, lumière précieuse, chaleur irradiante, espoir souriant…

Se relever, vivre et survivre… Vivre ses émotions, les accepter, les écouter… Ce sont elles qui font de nous des êtres-vivants résolument rêveurs, romantiques, idéalistes et optimistes…

Perdre la « meilleure chose qui nous soit arrivé » c’est aussi nettoyer et laisser place à la prochaine « meilleure chose qui nous soit arrivé ».

Nature généreuse, Amour illimité, universel et inconditionnel… Ouvrir les yeux, regarder, observer… Suspendre ses jugements et ses pensées, suspendre le temps et vivre dans le « Ici et Maintenant »… S’offrir à soi-même Amour, Bienveillance et Reconnaissance…

Vivre dans l’incroyable croyance que tout est à portée de nos mains au moment même où nous sommes prêts à cueillir les fruits de la Vie… Ouvrir notre coeur, faire confiance, reprendre son chemin, sourire, s’aimer…

Orage

Le ciel rosit, les nuages accélèrent, l’horizon s’assombrit d’une douceur extatique qui enveloppe ma vue d’une frissonnante inquiétude… Les sommets grondent d’un râlement rauque tout aussi effrayant que paralysant, mes cheveux se hérissent, la Nature nous rappelle à sa grandeur… Des éclairs fragmentent le ciel d’une lumière abyssale qui renforce la sensualité de mes sens en éveil… Tel une mousson inéluctable, il arrive au-dessus de nos modestes huttes urbaines, il se gonfle de violence, d’arrogance, de passion… Montée subtile de sa puissance animale, offerte en pâture à ses nuages, à ses douces gouttes de pluies furieuses… Mélange imprévu des sens bouleversés par cette sève humide exotique qui susurre à nos corps de s’abandonner à ce qui vient… Comme par communion divine des gouttes de sueurs perlent et glissent le long de mon cou, arpentent ma peau, mon dos, mes reins… Gonflé à bloc d’éléments puissants, Zeus lui-même n’en peut plus de retenir sa colère rageuse, les feuilles se soulèvent et volent, les arbres sont secoués, cette chaleur insoutenable se retrouve soudainement happée par un vent froid, glaçon de nos désirs, réaction alchimique de nos sens qui s’émerveillent quand enfin il explose, l’Orage…

Nos Jeux Heureux

Jeux d’esprits, jeux dangereux… Jeux de mains, jeux de vilains… Jeux d’âmes, jeux d’amoureux… Nos corps s’entrechoquent, se frôlent, se ressentent… Au détour d’une rue, un regard perdu, au détour d’une vie, un espoir retrouvé… Douces paroles échangées, les yeux dans les yeux, sans retour possible… La salle des pas perdus, véritable salle d’attente du bonheur… Avides lectures de récits fantastiques, amères découvertes réalistes… Coincé entre deux gouttes de pluie, mon esprit s’égare… Allongé devant la baie vitrée, mon corps a des envies de voyage… Tempête et houle submergent mes troubles… Le vent déblaie, la mer rassure, la neige illumine, les vagues déferlent, la mousson tumulte… Sous une pleine lune graphique, deux mains s’entrelacent puis se quittent… Aventuriers cosmiques d’une errance érotique… Mousses de rêves, brèves d’idéaux, ébullition effervescente, cœur de bonheur… S’envoler pour mieux survoler, s’élever pour mieux respirer, s’endormir pour mieux oublier, se réveiller pour mieux revivre… Ce sont nos je, ce sont nos jeux heureux…